18.04.2008

Compte-rendu de la réunion du 14/04/08

Réunion AMAP du 14 avril 2008 20H en présence de notre agriculteur.

L'exploitant Vincent Dumontier (Les potagers de Repainville (76)
L'exploitation c'est :
- 3 postes en insertion
- 1 encadrant technique à embaucher
Anciennes terres maraîchères du XVIIIe siècle,3 sources, 2 tunnels dont un de 1000 m2, 1,6 hectare, + 1 hectare à venir

Tout légume de saison, de la Mi Mai à la mi-décembre pas de vacances en été pour l'exploitation.

Les autres activités de l’exploitation : Des ventes sur site se font le lundi mercredi vendredi.

Produits pouvant composer les paniers en fonction de la récolte :
- Salade
- Choux
- Choux fleur
- Radis
– Carotte
- Pomme de terre (Charlotte…)
- Oignons
- Betteraves
- Persil, Coriandre, Ciboulette,Thym
- Radis noir
- Courgette
- Poivron
- Tomate
- Aubergine
- Topinambour
- Pâtisson
- Potimarron
- Céleri rave
- Céleri branche
- Mâche
- Scarole
- Blette
- Fenouil
- Endives
- Petit- pois
- Haricots verts
- Etc….

- Fruits : Poire pomme fraise, cerises possibles en juillet Août (d'une autre exploitation bio avec notre accord)

- Cidre bio possible à la demande.

Nous avons déjà une vingtaine d'adhérents. L'idéal serait 40 maximum.
Panier biologique hebdomadaire de 5/6 kilos pour 15 euros

Une personne présente précise qu'un panier ça lui ferait trop et une
autre précise que ça sera peu être pas suffisant donc possibilité de
s'arranger entre nous.

Une mailling liste va être constituée pour permettre les échanges entre nous (recettes, panier…)

Démarrage de notre AMAP mi-mai jusqu'au 17 décembre 2008,
On fera le point avant noël

Mercredi 14 mai 2008 19H30 à 20H30 chacun vient avec son panier ou sac
(écologie oblige) on pourra éventuellement remmener les cageots

Après l’adhésion annuelle de 15€ o l’ordre AMAP LP, paiement mensuel le 5 du mois. Premier chèque mai- juin 2008 105 euros.
Les chèques sont à faire à l'ordre du Potager de Repainville et à
remettre en réunion ou à adresser à
AMAP LP 17 rue Trébois 92300 Levallois Perret
La livraison le 14 mai entre 19h30 et 20h30 se fera en présence de Jean Marc
Bithoun et de Gérard Schrepfer. Chacun, à tour de rôle participera à l’organisation de la distribution.

Lieu de distribution 4 rue Antoninn Raynaud 92300 Levallois (l'ouverture du local associatif se fait par la police municipale).

Visite possible de la ferme Pour les beaux jours pour les personnes qui le désirent.
Une petite équipe s’est formée pour travailler avec les membres fondateurs à l’orgagnisation

L'été, l'exploitant ne prend pas de vacances.

Equipement nécessaire : 2 balances, pelle balayette.serpillière.

Fin de réunion très conviviale à 21H15

Jean Marc Bithoun

16.04.2008

A propos de fraises

D'ici à la mi-juin, la France aura importé d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises. Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros trucs rouges, encore verts près de la queue car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...


> > > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces, après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16 000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz d'échappement. Car la quasi-totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.

Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF-France s'intéresse à la marée montante de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF, et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.

Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiètent déjà en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.


> > > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors saison, les plants produits in-vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.


> > > Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main-d'oeuvre marocaine, des saisonniers ou des sans-papiers sous-payés et logés dans des conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
> > > ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et d'affections de la peau.


> > > Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
> > >
> > > La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.
> > > ... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits nocifs qu'ils ont respiré ...
> > > La production et l'exportation de la fraise espagnole, l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

PAR Claude-Marie Vadrot
> > > Politis jeudi 12 avril 2007

26.03.2008

Le compostage domestique, qu'est-ce que c'est?

Très peu d'enseignes les vendent pour l'instant, mais il existe des bacs à compost pour
ceux qui habitent en immeuble ou qui n'aiment pas trop sortir dans leur jardin... Ils sont
rares et sont généralement fabriqués par de très petites entreprises comme Vers la terre,
installée à Pézenas (Hérault), ou Terre native, implantée à Dolomieu (Isère). Le réseau des
magasins Nature et Découvertes en commercialise aussi.
Comment fonctionne ce système dit de "lombricompostage"? Vous insérez dans votre
bac des vers de terre qui accélèrent le processus de décomposition des matières biodé-
gradables, et au bout de quelques semaines - voire quelques jours - vous récupérez soit
un liquide, soit de l'humus qui peuvent être versés sur la terre de vos plantes.
La philosophie du "lombricompostage" est de considérer ses déchets différemment. "Vous
aurez plus conscience de ce que vous jetterez, mangerez... et achèterez», prédit
Agnès Allart, la fondatrice de Vers la terre.